Repair café à Guénange le 3 octobre

Les associations EVE – Ecologie et Vivre Ensemble, le Thilab et l’Accorderie de la vallée de la Fensch continuent leur tournée des « Repair Café en Moselle nord » à Guénange au centre social Louise Michel, le 3 octobre de 20h à 23h.

Pour plus d’informations, consultez notre agenda.

Repair café à Thionville le 25 avril

Les associations EVE – Ecologie et Vivre Ensemble, le Thilab, Prenons le guidon et l’Accorderie de la vallée de la Fensch continuent leur tournée des « Repair Café en Moselle nord » au Puzzle à Thionville le 25 avril de 20h à 23h.

Pour plus d’informations, consultez notre agenda.

Manger moins de viande – par Carine et Pat

Etes-vous dans votre assiette ?

Qu’allez-vous manger ou qu’avez-vous mangé aujourd’hui ? Des légumes, de la viande, peut-être quelques pommes de terre, du fromage, un petit dessert… Bref, « comme d’hab, et comme tout le monde ».  Pas tout à fait.

Arrêtons-nous un instant sur la viande. Ma Mamie dirait : « A l’époque, on mangeait beaucoup moins de viande ! C’était un luxe. Aujourd’hui c’est accessible, alors pourquoi se priver ? » Il ne s’agit pas de se priver, Mamie, juste de réfléchir à notre mode de consommation. On mange de la viande presque tous les jours. Est-ce indispensable ? Quelles sont les conséquences de nos actes sur l’environnement ?

Pat et sa famille réduisent leur consommation de viande et nous font partager leur expérience.

Notre Terre chérie est « un petit peu » malade, « un petit peu » polluée, et nous aussi.

Ce n’est plus de la viande que nous mangeons mais un cocktail explosif de substances chimiques, c’est à dire des antibiotiques (12 traitements antibio par vache et par an autorisés en élevage conventionnel) ainsi que des vermifuges, pesticides, fongicides, herbicides à forte dose dans la nourriture animale. De plus, dans un élevage intensif, ces pauvres bêtes ont des conditions de vie misérables, elles passent leur vie dans un box et ne connaissent pas les vertes prairies. Elles peuvent faire des centaines de kilomètres pour rejoindre l’abattoir. Et là elles ne sont pas traitées comme des êtres sensibles et sont abattues dans un total irrespect de la vie. 

Réalisez-vous que le voyage que parcourt la viande pour arriver dans nos assiettes entraîne de considérablesdépenses d’énergie et notamment de pétrole ? Plus précisément de la culture et du transport de céréales pour nourrir les animaux, à l’acheminement du fourrage vers les élevages et au transport du bétail lui-même vers l’abattoir.

On enfonce le clou en rappelant que 70 % d’eau douce sont dévolues à l’agriculture, que l’alimentation carnée revient à 15 000 litres d’eau par jour et que l’alimentation végétarienne à 5 000 litres. On triture le couteau dans la plaie en ajoutant que pour satisfaire la demande mondiale de viande, qui a quintuplé depuis les années 50, il faut raser des forêts pour cultiver intensivement des céréales destinées à l’alimentation des animaux.

Face à la faim dans le monde, comme l’atteste un récent rapport de Compassion in World Farming, « les cultures qui pourraient être utilisées pour nourrir les affamés sont utilisées à la place pour engraisser les animaux élevés pour produire de la nourriture ». Un bref rappel : 16 kg de céréales sont nécessaires à la production d’un kilo de viande. On peut donc se poser la question suivante : combien de personnes peut-on nourrir avec 16 kilos de céréales et combien de personnes peut-on nourrir avec 1 kilo de viande ?

Sans parler des dégâts de l’alimentation carnée sur la santé humaine : cancers du sein et du colon, maladies cardio-vasculaires, obésité, dérèglement hormonal chez les enfants…

Une vision d’horreur…

Un jour, en plein mois d’août, sur une aire d’autoroute luxembourgeoise il y avait une immense bétaillère hollandaise stationnée en plein soleil. Des cochons étaient empilés, oui, empilés les uns sur les autres, ils n’avaient même plus la force de grogner. Ils allaient se faire abattre en Italie. Un couple faisait le tour du camion comme moi et on a pleuré tous les trois de douleur, de colère et de honte d’appartenir à cette race humaine destructrice.

Alors que fait-on ?

Avoir une vraie conscience de tous les problèmes graves qu’entraine une alimentation trop carnée nous aide sans difficulté à réduire notre consommation de viande.

Il existe des producteurs de viande dans la région qui font bien leur boulot avec grand respect pour leurs animaux et pour la vie en général. On peut donc toujours se faire plaisir en consommant un bon steak haché, une bonne pièce de bœuf ou un savoureux jambon beurre, mais à une fréquence plus raisonnable. Le porte-monnaie n’en souffrira pas.

Sur Internet, on trouve 1001 bonnes recettes végétariennes pleines de saveurs, épicées qui peuvent nous faire oublier la viande.  A vous de faire l’essai sur plusieurs semaines et de comparer votre état de forme.

Alors, à vos fourneaux, et bon appétit !

Pour aller plus loin :www.moinsdeviande.com
www.viande.info
Association Végétarienne de France : www.vegetarisme.fr/avf.php

L’intolérance au gluten – par Thierry

Avant toute chose, je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas d’un article scientifique, mais d’une modeste tranche de vie, un témoignage de ces dernières années depuis que l’on m’a diagnostiqué intolérant au gluten.

Le gluten ? Il s’agit d’une petite protéine que l’on trouve dans l’une des céréales les plus consommées au monde : le blé. C’est elle qui donne aux pains, gâteaux, croissants et autres viennoiseries, leur texture aérée si agréable. Il suffit de comparer une tranche de brioche avec une galette de riz pour entrevoir toute la beauté de cette protéine omniprésente dans notre alimentation.

Mais croyez moi, on ne rigole pas avec l’intolérance au gluten ! Dans le pire des cas, l’ingestion de micro-doses favorise considérablement l’apparition de cancers. Pour les plus chanceux, l’intolérance est principalement source de troubles digestifs, comme des douleurs abdominales, des diarrhées et surtout d’une très mauvaise absorption des nutriments, ce qui provoque fatigue, malnutrition, carences et impossibilité de prendre du poids (oui mesdames, c’est un inconvénient). Ce sont d’ailleurs ces troubles qui auraient dû alerter mes parents, mais ce n’est qu’à 22 ans qu’un médecin du travail a posé la question qui allait remettre toute mon alimentation en question : « – Et sinon, vous allez comment à la selle ? – Euh… brun clair, semi liquide et gras, comme tout le monde. – Mais c’est pas du tout comme ça que ça doit être ! ».

De tout mon cœur, veuillez m’excuser Docteur de ne jamais avoir demandé à mes proches comment ils déféquaient…

Mais revenons à nos paillettes : lorsque l’on est intolérant au gluten, il faut faire une croix sur quasiment toute la gastronomie occidentale : Fini le pain, les pâtes, sandwichs, pizzas, gâteaux, croissants, nans au fromage, … et même la bière ! Fini les plats préparés du supermarché lorsque l’on ne veut pas s’embêter à cuisiner, il va falloir lire et déchiffrer les étiquettes, pour vérifier s’il n’y a pas du sirop de blé ajouté aux dés de jambon… Ah ben si… Et de la farine dans les frites ? Oui oui, c’est possible…

Une chose est sûre, on réapprend à cuisiner des produits de base, on redécouvre le goût des légumes et le fait qu’ils ne tombent pas tous seuls épluchés et découpés dans la poêle. On s’arme de patience et d’ustensiles ultra high-tech pour rendre la tâche plus fun, on tente des recettes à base de quinoa et autres céréales exotiques qui nous étaient jusque là complètement inconnues : Il faut dire qu’elles ne poussent que dans les rayons bios des hypermarchés (et elles ne sont que rarement bios !).

Ce fut dur de ne pas succomber les premiers mois, je faisais le minimum d’entorse, mais bon : «une petite bière, y’en a pas beaucoup», «on avait oublié de dire à tes parents qu’il fallait éviter les pâtes, mais ils ont fait des tortellini alla carbonara», «C’qu’il a l’air bon cet éclair au chocolat dans la vitrine»,… vous voyez ce que je veux dire…

Selon les ostéopathes que j’ai rencontrés, il existerait aussi une forme d’intolérance au gluten moins violente que la maladie coeliaque, qui serait le fruit de somatisations et dont on pourrait souvent guérir après un arrêt de la consommation pendant un an, un an et demi ; un peu comme une sorte de remise à zéro des défenses de notre corps qui pourrait alors se mettre à intégrer la protéine. Voilà donc mon objectif fixé, un an et demi sans bière, à faire attention à tout et notamment aux contaminations, à acheter des pâtes sans gluten de la marque « Schärr » (prononcez « Cher », comme la chanteuse mais n’y voyez aucun rapport ; par contre, à 4,30€ les 500 grammes, elles portent bien leur nom !).

Une autre vision de la santé – par Carine, avec l’accord de Thierry Casasnovas

A travers cet article j’aimerais proposer une autre vision du corps humain, de la médecine…, disons plutôt de la santé. Cette vision me vient de Thierry Casasnovas, qui, à 30 ans, était au bord de la mort (tuberculose, hépatite, pancréatite, 35kg, fauteuil roulant, plusieurs arrêts cardiaques et j’en passe), et qui s’en est sorti par lui-même, en adoptant un autre mode de vie. Depuis, il fait de nombreuses recherches et propose ses résultats en vidéo. Je vais essayer de synthétiser au mieux ce que j’ai compris, en espérant ne pas déformer ses propos. A prendre ou à laisser, chacun en jugera par lui-même.

Thierry vulgarise le fonctionnement du corps : celui-ci est constitué de cellules, nourries par le sang et rejetant leurs déchets dans la lymphe. Donc deux besoins essentiels pour la cellule : se nourrir correctement et pouvoir évacuer ses déchets. Il souligne qu’en médecine conventionnelle comme dans notre société, les déchets sont tabous, c’est sale, on préfère ne pas se pencher dessus. Or pour lui, c’est un point central. Les cellules du corps, donc de chaque organe, baignent dans un liquide, qui est le même dans lequel elles vont évacuer leurs déchets. Si ce liquide est déjà rempli de déchets, elles vont avoir des difficultés pour s’alimenter et pour éliminer. D’où, une déficience des organes. Pour Thierry, il n’y a pas de « maladies » : ce sont des symptômes liés à une congestion, en engorgement de déchets dans notre corps.

Les déchets accumulés sont de type acide : leur action sur le corps est acidifiante. Or, notre corps a besoin de nutriments alcalins. Attention, un aliment qui nous parait acide lorsqu’on le mange ne l’est pas forcément ! Le citron par exemple est un produit alcalin. On peut retrouver facilement sur internet la liste des aliments acides et alcalins (je vous en mets une en bas de page) ; en gros, les fruits et légumes sont alcalins (à quelques exceptions près), les produits laitiers, les céréales, les sucres … sont acides.

Thierry précise que si on n’apporte pas les produits alcalins nécessaires à notre corps par l’alimentation, ils vont être pris directement dans nos os, nos dents, nos cheveux… C’est ce qui fait qu’on développe de l’ostéoporose, de la déminéralisation, des problèmes dentaires, des cheveux qui s’affinent, des ongles qui s’abîment…

Thierry distingue 4 émonctoires (« portes de sortie ») : les reins, puis les intestins, la peau et les poumons. C’est par là que vont sortir les déchets. Ils sont souvent en dormance à cause d’une congestion par les matériaux acides, mais également par un manque de sommeil.

Pour Thierry, les symptômes sont importants, ce sont eux qui indiquent ce qui ne va pas. Aujourd’hui, si tu as un bouton, tu as deux idéologies : soit tu cherches à l’éliminer à tout prix avec des crèmes et des médicaments (comme le fait la médecine conventionnelle), soit tu estimes que si ça sort par la peau, c’est que les reins et les intestins ne font pas correctement leur travail. Il fait d’ailleurs un parallèle très intéressant avec une voiture : tu roules quand soudain un voyant rouge s’allume. Tu as deux choix : soit tu sors ton marteau et tu exploses le voyant, il disparait, c’est réglé, mais dans 500 mètres tu seras sur le bord de la route… Soit tu cherches à savoir d’où ça vient et tu répares.

Pa ailleurs, notre batterie se situe dans nos glandes surrénales (au-dessus des reins). Elles sont épuisées à cause d’une mauvaise nourriture, d’un manque de sommeil, d’un manque de soleil, d’une mauvaise respiration et de l’accumulation de stress, de rythmes de vie anormaux. Pour Thierry, dans notre société, on est obligé de se sur-stimuler car on est tous en manque d’énergie : café, nourriture stimulante, on peut le voir également au rythme des films qui devient de plus en plus rapide… Il faut cravacher de plus en plus pour compenser notre fatigue.

Si les glandes surrénales fonctionnent mal, les reins vont moins bien fonctionner également. L’intoxication cellulaire va donc augmenter puisque les reins sont l’organe d’élimination par excellence.

Dans ses vidéos sur les intestins, vous découvrirez que les organes de notre corps ont été fabriqués au stade embryonnaire à partir des cellules de nos intestins. D’où l’importance cruciale de ces intestins !

L’idéal serait donc de diminuer nos apports en aliments acides qui ne nous correspondent pas et de stimuler l’évacuation de nos déchets.

J’aurai tellement d’autres choses à développer. Mais je ne vais pas aller beaucoup plus loin par peur de perdre beaucoup de monde en route ! Si cela vous intéresse, je vous conseille ses vidéos.

Je terminerai par quelques conseils de Thierry que j’ai pu prendre au passage pour se « détoxiner » :

– Diminuer les produits laitiers, les produits céréaliers, le sel, le gluten …

– Apporter de l’alcalin à notre corps, particulièrement par des jus de fruits et légumes (faits maison) : il y a une différence entre boire un jus et manger un fruit. Dans les fruits, il y a des fibres à digérer. Dans les jus, les fibres ne sont pas présentes et les nutriments vont directement être disponibles pour le corps.

– Se bouger un minimum,

– Dormir correctement,

– Prendre un peu le soleil.

Week end dans les Alpes, dans un coin reculé genre « c’est pas le bout du monde, c’est le dernier village avant. » On tente un petit resto, et c’est la surprise.

– Repas sans produits laitiers possible sans emmerder le monde : les sauces (délicieuses !) sont faites maison et donc adaptées à chacun.

– Le menu comporte plein de plats notés d’un grand « V » : spécial végétarien.

– Le chef nous avoue réfléchir à travailler ses pâtisseries un jour sans gluten, en utilisant d’autres farines.

– Et le must, pour ceux qui ont choisi l’entrée tomates/mozza, la serveuse vient avec sa cagette remplie de tomates de variétés et de couleurs différentes. Il ne te reste qu’à prendre celles que tu veux et le chef te les prépare.

Très bonne ambiance, très bons produits, cuisine adaptable et adaptée aux différents modes de vie actuels, tout ça dans un petit village un peu perdu. Comme quoi c’est possible ! Et ça redonne la pêche.

Les 4 niveaux de l’agriculture

– Agriculture conventionnelle ou intensive : Tout est fait pour le rendement : la terre (lorsqu’il y en a !) ne nourrit plus le végétal, elle n’est qu’un support à engrais chimiques. Tout ce qui gêne est éliminé grâce aux pesticides : herbes indésirables, insectes… Ce système était censé sauver la planète de la famine, il est en train de la détruire : les terres s’assèchent et meurent, l’eau manque, les écosystèmes sont menacés, les pesticides diffusent leur toxicité tous azimuts et se retrouvent même jusqu’au pôle nord, allant jusqu’à nuire de manière préoccupante à la santé de populations comme les Inuits, qui ne cultivent pourtant jamais…

– Agriculture raisonnée : Elle est officiellement née en 1993, plus ou moins dans le sillage de l’agriculture intégrée dont elle essaye de récupérer la filiation et la bonne image… Mais elle est infiniment plus discutable et donne lieu à des débats passionnés, voire virulents…

Son but : trouver quelques réponses aux questions environnementales que ne manque pas de poser l’agriculture conventionnelle.

Ses moyens : des mesures de bon sens, regroupées en un référentiel bien léger (souvent involontairement drôle)…Grosso modo, il s’agit d’essayer de limiter les effets néfastes de l’agriculture intensive, tout en en gardant la logique : engrais, pesticides, pas de rotations, recherche du rendement maximum.
Où est donc le progrès ? Il pourrait se résumer à « respecter les doses prescrites… »

Ce que l’on peut en penser :

– nombre d’agriculteurs prennent conscience des graves problèmes liés à l’agriculture conventionnelle (dont la dégradation de leur propre santé) et cherchent à agir en s’orientant vers l’agriculture raisonnée. On ne peut que saluer leur démarche.
– Et pourtant… L’agriculture raisonnée apparaît à beaucoup comme une simple réponse commerciale destinée à « contrer » le bio, et l’on sait qui est derrière : la grande distribution, qui tient là un produit beaucoup plus facilement disponible que le bio, et les industriels de la pétrochimie. Ceux-ci ont trouvé la solution pour garder les agriculteurs inquiets sous leur coupe, puisqu’il s’agit toujours d’utiliser « plus ou moins d’engrais », « plus ou moins de pesticides »…

– Agriculture paysanne : définition selon la Confédération Paysanne : « l’agriculture paysanne doit permettre à un maximum de paysans répartis sur tout le territoire de vivre décemment de leur métier en produisant sur une exploitation à taille humaine une alimentation saine et de qualité, sans remettre en cause les ressources naturelles de demain. Elle doit participer avec les citoyens à rendre le milieu rural vivant dans un cadre de vie apprécié par tous. »

– Agriculture biologique

L’agriculture conventionnelle est la plus pratiquée en France, elle s’est développée après la seconde guerre mondiale. Elle correspond à une réponse économique du monde capitaliste, basée sur la culture du profit, elle permet de produire de grosses quantités d’aliments avec le minimum d’efforts physiques. Les tracteurs, les produits chimiques, les engrais sont utilisés à outrance sans trop penser à l’impact sur les sols (érosion, disparition de l’humus, perte de la biodiversité…)  et la biodiversité des plantes en privilégiant la monoculture. Nous ne pouvons pas en vouloir aux agriculteurs pratiquant ces techniques mais plutôt au lobbying des industries pétrolières s’assurant chaque jour du fonctionnement de leur système.

De plus, les agriculteurs du monde entier ne peuvent plus produire leurs propres semences car l’agro-industrie s’est appropriée le vivant, en effet chaque année les paysans sont obligés de racheter leurs semences auprès des multinationales avec les lots d’engrais et pesticides qui vont avec, qui polluent les sols et qui ont un impact sur la santé des agriculteurs et des consommateurs.

Toutes ces  pratiques sont basées sur le pétrole. Or, nous savons que les réserves fossiles s’amenuisent, ce modèle  n’est donc pas durable. Il faut donc passer d’une agriculture productiviste à une agriculture durable.

Et les gouvernements ne se soucient guère du bien-être des populations et des agriculteurs car ils sont au service des multinationales (Monsanto, Bayer, Baumaux,…) qui détruisent le système agricole.

Si nous ne sommes pas coupables des choix politiques entrepris ces dernières décennies,  nous avons une responsabilité en tant que citoyen, pour la préservation de notre environnement et pour l’héritage que nous laisserons aux générations futures…nous serons jugés coupable d’avoir laissé faire sans réagir ! A nous d’être conscients du poids de nos choix dans leurs conséquences  sociales, économiques et environnementales.

Nous pouvons donc agir, à notre échelle, en modifiant nos comportements, en nous tournant vers une agriculture vivrière et artisanale (fruits et légumes locaux et de saison qui respectent les différents cycles de la nature, fruits et légumes gorgés de vitamines goûteux et moins chers), respectueuse de l’environnement. Les paysans ne pourront pas modifier leur pratique si nous ne changeons pas nos comportements. Ce retour à la terre nourricière est nécessaire et vitale, notre Terre nous porte, elle nous offre tellement de merveilles, or nous l’exploitons, pillons ses ressources, souillons son eau pour de l’argent. Nous avons besoin d’elle, mais dans de telles conditions, a-t-elle encore besoin de nous ?


Proverbe indien : « Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée et le dernier poisson pêché, alors vous découvrirez que l’argent ne se mange pas « .

Liens pour aller plus loin :

Explications de Claude Bourguignon, agronome

http://www.youtube.com/watch?v=oesktIemki4

Témoignage de Paul François agriculteur victime des pesticides

http://www.dailymotion.com/video/x9skvx_paul-francois-sur-les-pesticides_news?search_algo=2

Documentaire sur les semences

http://www.dailymotion.com/video/xsct8r_la-semence-dans-tous-ses-etats_webcam?search_algo=2

Les moissons du futur de Marie-Monique Robin

http://www.youtube.com/watch?v=qq8J7H3UGAU

L’huile de palme fait des ravages

Trahie par ma pâte à tartiner

 « L’huile de palme, ça tue les tigres. » J’avoue, c’est un peu simpliste et réducteur, mais c’est cette conclusion qui m’a fait abandonner mon amie de toujours, la célèbre pâte à tartiner aux noisettes (et à l’huile de palme, pour le coup), que je mangeais à la cuillère. « Un jour on devient grand, mais on n’arrête pas d’aimer BIIIP pour autant. Des noisettes, du lait, du cacao justement dosé. » Aujourd’hui, cette publicité me laisse un goût amer.

La palme de la déforestation

En Asie du Sud-Est, des milliers d’hectares sont rasés chaque année, faisant place à des monocultures de palmiers à huile. En Indonésie, l’équivalent d’un terrain de football de forêt est rasé toutes les 2 minutes dans le but d’y planter des palmiers.

Finies les immenses forêts primaires et leur biodiversité luxuriante. La perte de biodiversité entre une forêt primaire et une monoculture de palmiers à huile atteint plus de 90%. Les écosystèmes sont détruits, les ressources disparaissent, la diversité génétique est réduite. Et avec cela, s’envolent également les espoirs de nouvelles découvertes dans le domaine médical (un quart des médicaments de nos pharmacies contiennent des substances actives d’espèces végétales tropicales). 


Déforestation sur l’île de Bornéo depuis 1950

Pour en revenir à nos amis les tigres, ils n’occupent plus aujourd’hui que 7% de leur aire de répartition d’origine. Faute au braconnage, mais également à cette déforestation, qui réduit drastiquement leur territoire. Le tigre n’est bien sûr pas le seul animal victime de la déforestation, mais il est, avec l’orang-outang, le plus emblématique.


Répartition du tigre

Palme d’or

Mais alors, pourquoi continue-t-on ce carnage ? Cette huile de palme, qu’a-t-elle de plus que les autres huiles ? Eh bien, elle possède incontestablement des vertus … économiques.


http://vivresanshuiledepalme.blogspot.fr

Il n’y a pas photo sur les prix. Et sur le rendement non plus : 5.950L à l’hectare, contre 952L pour le tournesol. Il semble qu’une fois encore, l’économie prévaut sur la préservation de la vie.

Un peu d’huile de coude

Alors que pouvons-nous faire, nous européens, à notre (petite) échelle ? Tout cela semble nous dépasser. Pas si sûr ! Nous pouvons tous agir de façon simple, en orientant nos choix de consommation. L’huile de palme n’est pas présente uniquement dans la pâte à tartiner, malheureusement, mais dans bon nombre de produits de consommation courante : dans toute sorte d’aliments, de lessives, de produits ménagers, de savons, de shampooings, de produits d’hygiène en général… En regardant la liste des ingrédients, nous pouvons donc choisir entre un produit à base d’huile de palme ou son équivalent qui n’en contient pas. Certains produits affichent même « sans huile de palme » ! En changeant nos comportements, nous pouvons influencer la fabrication des produits. Ne dit-on pas que le client est roi ?

Pour aller plus loin

Tout n’est pas si simple, l’huile de palme se cache souvent sous d’autres appellations : huile végétale ou graisse végétale, dont l’origine (palme ou non) n’est pas dévoilée. Beaucoup d’autres dénominations existent. Les personnes intéressées pourront les retrouver parmi les nombreuses informations que contient ce site incontournable :

http://vivresanshuiledepalme.blogspot.fr/